Coup de ♥ littéraire : Fabio Geda

Fabio Geda est un éducateur italien qui s’est lancé dans l’écriture depuis 5 ans. Ces livres mélangent tout en finesse réalisme et poésie. Son écriture directe, simple et efficace m’a touché. Une jolie découverte.

J’ai lu 3 de ces livres :

 
Dans la mer il y a des crocodiles, l’histoire vraie d’Enaiatollah Akbari – Edition Liana Levi – 2011

 

Ce récit est issu de la rencontre entre Enaiatollah Akbari et Fabio Geda. Enaiatollah a 10 ou 11 ans quand il est obligé d’immigrer d’Afghanistan. En effet, Enaiat est hazaras, une ethnie persécutée par tous en Afghanistan. Sa seule solution pour vivre est de partir. Il s’ensuit un périple de 5 ans pour rejoindre l’Italie. L’histoire d’Enaiat est forte, bouleversante… La force du livre est qu’elle est racontée avec justesse, sans trémolo ni mélodrame.

Ce livre alimente la réflexion sur  l’immigration, interroge nos politiques migratoires, rappelle qu’un migrant est avant tout un être humain avec son histoire.

<– La couverture de l’édition anglaise est beaucoup plus jolie que l’édition française

 

 

 

Pendant le reste du voyage, j’ai tiré sur les Indiens– Gaïa Edition – 2009

 


Le premier roman fiction de Fabio Geda. On est toujours dans le voyage avec Emil, 13 ans. Il vient de Roumanie et a immigré avec son père illégalement en Italie. Son  père est arrêté, il se retrouve seul avec ses B.D. de Tex. Il part alors à la recherche de son artiste de grand père à travers l’Europe. Une histoire d’entre-aide, de rencontres, de voyage vu avec les yeux d’un enfant.

Même si le personnage d’Emil est touchant et qu’il est rafraîchissant de voir le monde à sa façon, ce roman m’a un peu moins plu.

 

 

 

 

 

La séquence exacte des gestes– Gaïa Edition – 2011

 


C’est l’histoire simple, malheureusement un peu banale dans le monde l’éducation spécialisée, de deux adolescents Marta et Corrado. Ils se rencontrent dans un foyer de Turin où Ascanio, éducateur, s’échine avec ces 3 collègues à aider, à accompagner tous ces jeunes. C’est un éloge aux éducateurs, à leur travail, à leur patience, à leurs petits gestes qui finissent par faire la différence.

C’est aussi un éloge aux adolescents en situation délicate, à leurs instincts de survie. Fabio Geda porte un regard tendre, poétique sur ce foyer et le monde de l’éducation spécialisé.

Comme toujours, il décrit des situations difficiles, des moments de drame avec une vraie simplicité, justesse, sans mélo.
C’est le premier livre de Geda que j’ai lu et il reste mon préféré.

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